ITER, encore plus près des étoiles…

baseUrbain 3 [Récupéré]

ITER est un projet de très haute technologie qui a pour but de recréer la réaction de fusion avec en ligne de mire une production d’électricité infinie. Le site d’expérimentation est installé dans le sud de la France, 35 pays sont engagés dans la construction du plus grand tokamak jamais conçu au monde, une machine qui doit démontrer que la fusion — l’énergie du Soleil et des étoiles — peut être utilisée comme source d’énergie à grande échelle, non émettrice de CO2, pour produire de l’électricité. L’un des principaux objectifs d’ITER est de démontrer d’abord scientifiquement que les réactions de fusion qui se produisent au sein du plasma sont sans impact sur les populations et l’environnement. Le coeur du dispositif est le tokamak. C’est une machine expérimentale conçue pour exploiter l’énergie de la fusion. Dans l’enceinte du tokamak, l’énergie générée par la fusion des noyaux atomiques est absorbée sous forme de chaleur par les parois de la chambre à vide. Tout comme les centrales électrogènes classiques, une centrale de fusion utilise cette chaleur pour produire de la vapeur, puis, grâce à des turbines et à des alternateurs produit de l’électricité. Le cœur du tokamak est constitué d’une chambre à vide en forme d’anneau. À l’intérieur, sous l’influence d’une haute température et d’une pression extrêmes, le gaz d’hydrogène se mue en plasma —  c’est dans ce milieu dans lequel les atomes d’hydrogène peuvent fusionner et générer de l’énergie. Cependant  trois conditions doivent être remplies pour obtenir des réactions de fusion : une température très élevée (de l’ordre de 150 millions de degrés Celsius, c’est 10 fois plus que la température au coeur du soleil), une densité de particules suffisante pour produire le plus grand nombre de collisions possibles, et un temps de confinement de l’énergie suffisamment long pour que les collisions se produisent avec la plus grande vitesse possible. L’autre objectif d’ITER est de prouver que la réaction de fusion on peut s’auto-entretenir et fournir plus d’énergie (500 MW) que celles nécessaires à son allumage (50 MW). Pour comprendre l’intérêt du projet ITER, dont le premier plasma verra le jour en 2025, il faut faire la distinction  avec les réacteurs nucléaires actuels. En effet, le principe de la fission nucléaire est simple, la fission c’est l’impact de noyaux très lourds d’uranium et de plutonium qui se cassent en libérant de l’énergie en chaîne, celle-ci peut durer des milliers d’années avec les problèmes des retraitement de déchets que l’on connait. Le principe de la fusion qu’utilise ITER est différent c’est la réaction entre le deutérium et le tritium des noyaux légers (deux isotopes de l’hydrogène) se  qui s’assemblent pour en donner un troisième l’hélium en dégageant de l’énergie et en libérant un neutron. Si l’on arrête l’alimentation en deutérium et en  tritium dans le tokamak la réaction stoppera,  alors que dans une centrale nucléaire classique la réaction en chaîne continue. Petit handicap cependant, le tritium est un composant radioactif mais sur une période assez courte de 12,3 ans seulement. Les membres d’ITER (la Chine, l’Union européenne, l’Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis) sont associés dans ce projet pour réaliser une grande ambition jamais atteinte de nos jours : reproduire à l’infinie l’énergie qui alimente le Soleil et les étoiles.

Client final: EDF
Agence: TagaroDDB
Support: Vivre EDF

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