Exploiter l’énergie des courants marins

baseUrbain 3 [Récupéré]

Vous connaissiez les éoliennes ces aérogénérateurs qui permettent de fabriquer de l’électricité grâce à la force du vent, maintenant il existe les hydroliennes, ce sont des sortes d’éoliennes subaquatiques dont les pales sont mises en mouvement par les courants marins. Elles comportent une roue à aubes ou une hélice constituée de pales montées sur un arbre dont la rotation entraîne une génératrice électrique. Leur diamètre est compris entre 10 et 20 mètres. Les hydroliennes sont beaucoup plus petites que les éoliennes et pour une même puissance du fait de la masse volumique de l’eau, environ 800 fois plus élevée que celle de l’air et ceci bien que la vitesse du courant soit 3 à 4 fois plus faible que celle du vent dans les sites sélectionnés. Toujours par rapport aux éoliennes, l’impact sur l’environnement des hydroliennes est faible car elles ont peu de signature visuelle. Elles sont silencieuses et implantées hors des zones de pêche en particulier de chalutage. A contrario, les coûts d’investissement et d’exploitation liés à l’environnement marin sont plus élevés (de l’ordre du double de ceux des éoliennes, à puissance installée égale). En France, la ministre en charge de l’énergie Ségolène Royal a annoncé en mai 2016 le lancement d’un appel d’offres pour des fermes commerciales dans l’hydrolien. Cette technologie est regardée par les grands énergéticiens (comme EDF et Engie) avec intérêt du fait de son plus faible impact sur l’environnement que l’éolien offshore. Par exemple, l’acceptation par la population locale de l’expérimentation de Paimpol/Bréhat a été obtenue sans problème majeur, alors que l’implantation d’éoliennes offshore était rejetée. Les hydroliennes sont installées en concertation avec les pêcheurs dans une zone destinée à la reproduction naturelle des espèces où la pêche est interdite. Selon la Commission européenne, le potentiel européen des énergies marines liées au courant et à la houle serait de 100 GW installés à l’horizon 2050. A cet horizon, la production associée pourrait avoisiner 260 TWh et satisfaire potentiellement les besoins électriques de 65 millions de foyers européens, ce qui est pas mal du tout.
La France possède la deuxième ressource européenne après le Royaume-Uni, 20% de ce potentiel national (estimé à 3 GW) étant réparti entre la Bretagne et le Cotentin. Comme pour l’énergie hydraulique produite par les barrages, il s’agit d’une exploitation de niches naturelles liées à la géographie côtière. Un plus qui mérite de s’y intéresser …

Client final:EDF
Agence: Tagaro DDB
Support : VivreEDF

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